Jeudi 3 mai 2007
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23:01
Un comité de pilotage de ces projets a eu lieu le 13 avril à Maubeuge.
Si prés de chez moi, je ne voulais pas rater l’occasion de pouvoir me faire ma propre idée.
Après en avoir obtenu l’autorisation (car ce ne sont pas des réunions publiques) j’ai donc pu y assister en simple auditeur.
Je ne vous ferais pas de compte rendu (je n’ai pas la qualité pour le faire), je vous livre simplement ce que j’en ai retenu.
D’abord, à l’évidence, si à un moment, il a été envisagé de lier les deux projets TERGV et boucle d’essai, cette idée est bel et bien abandonnée.
Considérons donc indépendamment les 2 projets.
LE TERGV
C’est une pleine compétence du Conseil régional, ce projet a donc bien un maître d’ouvrage : la région.
Celle ci a identifié un budget de plusieurs centaine de millions d’euros pour améliorer la ligne afin de gagner du temps entre l’Avesnois et Lille.
Le trajet pourrait être ramené à environ 45 minutes entre Lille et Maubeuge dans un futur proche, la demande exprimée par le maire de Maubeuge est de 35
minutes.
Il est urgent que le territoire fasse des propositions de travaux pour aller vers ces objectifs.
Mon avis :
D’une part, il faut faire attention que le raccourcissement des temps de trajet entraîne bien une augmentation de l’attractivité de notre territoire par rapport à la
métropole et non l’inverse (par exemple que cela permette d’aller plus facilement faire ses courses à Lille ou Valenciennes sans contreparties!)
D’autre part, il faut s’assurer que les sommes très importantes investies soit amorties par l’existence d’une réelle demande en progression (contre exemple :
navette Sambre <> Mons)
Je suis donc favorable à des améliorations immédiates, progressives, à coûts maîtrisés.
LA BOUCLE D’ESSAI
Le problème est tout à fait différent car nous ne sommes pas dans une compétence pleine de la région qui n’est alors qu’un partenaire du projet : il n’y a donc
pas de maître d’ouvrage de ce projet.
Nous sommes plutôt dans une compétence « développement économique », il y a lieu de définir un partenariat spécifique sur ce projet entre les collectivités
territoriales et les industriels concernés.
D’autre part, il n’y a aucun accord sur un site d’implantation car les caractéristiques de l’équipement ne sont pas compatibles avec les environnements des lieux
présélectionnés.
J’ai cru comprendre qu’il y aurait un retour vers les industriels pour étudier la possibilité de modifier le cahier des charges du projet.
Mon avis :
Ce dossier me paraît beaucoup plus difficile que le TERGV et il est heureux que les 2 projets aient été « déconnectés ».
Entre volonté de répondre aux sollicitations des industriels pour sauvegarder l’emploi et souhait de préserver le cadre de vie, le débat est tendu car les intérêts
opposés.
C’est pour cela que c’est bien sous l’angle du développement économique que doit être travaillé le dossier et non sous l’angle transport.
D’abord bien s’assurer du côté indispensable de l’équipement et si oui étudier toutes les possibilités de réduire le côté contraignant.
Ce n’est qu’après que l’implantation pourra être envisagée et ce dans une zone immanquablement classée en zone d’activité déjà créée sinon, je pense qu’il faudra la
créer, ce qui prendra énormément de temps, surtout en l’absence d’un SCOT d’arrondissement.
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