Remarque:
Blog politique de Philippe BIAIS.
Elu de Jeumont (1er adjoint) et de l'agglomération de Maubeuge (conseiller communautaire)
Des infos et des réactions sur le plan local et national.
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Elu de Jeumont (1er adjoint) et de l'agglomération de Maubeuge (conseiller communautaire)
Des infos et des réactions sur le plan local et national.
Que faut il retenir du (très) long débat d'orientation budgétaire de l'AMVS du 9 mars?
En vérité, pas grand chose de nouveau; mais il faut reconnaître que ce type de débat comporte beaucoup de généralités.
Alors, concentrons nous un instant sur le taux de TP (taxe professionnelle - payée par les entreprises, commerces, professions libérales...) de l'intercommunalité sambrienne qui apparaît dans le tableau ci dessous:
(extrait document AMVS)
Seules mieux placées que l'AMVS, les Communauté d'Agglo d'Amiens, Cambrai, St Omer et Calais perçoivent, en plus, une taxe d'ordure ménagére; on peut donc affimer que le taux d'imposition de l'agglomération de Maubeuge Val de sambre est réellement un des plus bas du département.
L'avis de l'UDF:
Il faut aussi tenir compte de la composition du tissu économique local. Car, dans l'Avesnois, le poids du secteur industriel est, en proportion, très lourd par rapport aux services. Or, l'industrie est beaucoup plus sensible à l'impôt que les services qui peuvent compenser le surcoût par une meilleure innovation.
La "tertialisation" (entreprises de services) est plus lente en Avesnois que dans les autres territoires. Il convient donc, d'abord, de développer ces entreprises (service, études, multi média, nouvelles technologies......) - par exemple, voir article sur le projet de la gare de Jeumont - avant d'ésperer trouver des marges pour amèliorer les recettes fiscales de l'agglomération.
Le bilan d'activité 2004 de l'AMVS est publié, il est téléchargeable sur le site de l'AMVS.
La partie "transports" appelle quelques remarques
1. Il faut savoir que le personnel d'ingéniérie des transports collectifs de l'agglomération se trouve presque exclusivement à la SEMITIB (STIBUS); c'est donc la compagnie de bus qui prépare toute la politique de transport locale. Il ne faut donc pas s'étonner alors que les projets soient des projets "bus" qui tournent le dos aux autres moyens de transport, notamment le train.
2. C'est faux d'écrire que VIAVIL peut prétendre a être la principale orientation du plan de déplacement urbain car le PDU n'a pas hiérarchisé les actions préconisées.
3. Contrairement à l'action de mise en complémentarité des transports qui, elle, est issue du diagnostic, il faut savoir que SAMBRE 2001, "ancêtre" de VIAIVIL était imposé dans les données de départ du diagnostic du PDU.
La connaissance de ces éléments (tout à fait vérifiables) est nécessaire et préalable à toute réflexion sur les projets de transports collectifs dans la Sambre.
Les plaies cicatrisent mal en Avesnois.
La presse locale rapportait ce mardi les réflexions des élus de la Communauté de Communes du Pays d'Avesnes lors du vote pour la cotisation au Pays Sambre Avesnois.
Le plus surprenant est de lire dans la Voix du Nord les commentaires suivants:
"Il y aura toujours un fossé entre la Sambre et la Ruralité, ils ne sont pas devenus gentils d'un seul coup! des mauvais coups il y en aura encore"
Mais,il faut apporter quelques précisions:
Au delà du dossier BIGARD, dont il faudra tirer les conclusions, gageons qu'un travail en commun sur le SCOT ou sur le dévelopement exogéne porté par l'agence d'urbanisme permettront à la ruralité et à l'urbain de l'arrondissement de mieux se connaître et d'apprendre à travailler ensemble.
Pourquoi déterminer les compétences?
Dans une communauté d'agglomération, une commune et l'EPCI auquel elle appartient ne peuvent subventionner la même action, le même acteur. Il faut choisir!
Par exemple, une compagnie de théâtre ne peut être aidée, à la fois par une ville ou un village de l'agglo et par l'agglo elle même.
Quelles sont les questions en débat? en voici quelques unes:
Quelles sont les contraintes?
Cet état des lieux permet d'apprécier le travail qui est à faire.
Les décisions devraent être arrêtées pendant l'hiver 2006/2007
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Commune
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Population
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Descriptif
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Aulnoye-Aymeries
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9 448
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Aire de 15 à 20 places
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Avesnes
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5 389
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Aire de 15 à 20 places
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Feignies
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7 236
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Aire de 15 à 20 places
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Ferrière-la-Grande
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5 768
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Aire de 15 à 20 places
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Fourmies
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14 231
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Aire de grand passage[1]
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Hautmont
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16 201
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Aire de 20 à 25 places
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Jeumont
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10 953
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Aire de 15 à 20 places
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Le Quesnoy
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5 089
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Aire de 15 à 20 places
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Louvroil
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7 361
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Aire de grand passage1
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Maubeuge
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34 051
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Aire de 25 à 30 places + habitat adapté
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BUDGET COMMUNICATION DE VIAVIL
LORS DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE DU 7 JUIN, L'AMVS A PROPOSE LE VOTE DE DEUX MOTIONS, LA PREMIERE CONCERNE LA BOUCLE FERROVIAIRE ET LE TER GV
Nous vous présentons ci dessous le texte proposé: ce n'est pas le texte définitif car des changements ont été proposés.
Parmis les propositions de modification, on retiendra la demande d'insister pour qu'il y ait un comité de pilotage dans lequel les représentants de la population locale seraient présents.
Il faut savoir que les contrats de projet remplaceront les contrats de plan. Ici aussi, la motion fera l'objet de modifications.
Voici le texte proposé:
Pour notre part, nous pensons que la mise 2X2 voies de la RN 2 est une priorité mais il faut être prudent et savoir de quoi on parle lorsque l'on écrit qu'elle est une alternative à la A 24. Le développement du pôle universitaire de Maubeuge est l'autre priorité. Sur les autres demandes, nous sommes toujours très réservés sur VIAVIL, par contre, l'évocation des TIC ne comporte aucune précision. Or, la liaison des principaux pôles de l'agglomération par une fibre optique est urgente pour lancer une véritable coopération.
Motion à l'adresse de Monsieur le Préfet de Région/ et du Président du Conseil Régional Nord Pas de Calais
Depuis une dizaine d'années, les élus et les forces vives de la Sambre, ont poursuivi un long et difficile travail de reconversion économique, culturelle, urbaine et sociale, suite à la disparition massive d'activités industrielles qui constituaient le socle historique de son économie.
Si les stigmates les plus visibles (cf. friches industrielles...) de ce « séisme socioéconomique », ont aujourd'hui quasiment disparues, l'espace social et symbolique reste profondément affecté par la persistance d'un taux de chômage structurel, qui reste le plus élevé du département du Nord et, la prégnance d'indicateurs sociaux et sanitaires qui témoignent de la détresse et de la « souffrance » vécues par une grande partie de nos concitoyens.
Nos populations ont le sentiment, largement partagé par les élus, que, contrairement à ce qui a été mis en œuvre dans d'autres bassins d'emplois (sidérurgiques, miniers et navals) touchés par ces mêmes phénomènes de désindustrialisation, les mesures prises par les pouvoirs publics, depuis les années 70, au bénéfice de notre territoire, n'ont pas été à la hauteur des difficultés à surmonter.
Ce constat est corroboré par les conclusions du diagnostic engagé en 2003 par le Conseil Régional à l'occasion de l'élaboration du Schéma Régional d'Aménagement et de Développement du Territoire qui note : «...l'horizon des zones déjà les plus pénalisées (Sambre-Avesnois...) continue de s'assombrir,...conduisant mécaniquement à un creusement des disparités entre les différents territoires et une différenciation de leurs destins. »
Si on peut se féliciter du bénéfice tiré de quelques politiques sectorielles (politique de la ville, ANRU...), notre bassin de vie continue de subir une lente hémorragie en matière d'emploi industriel, sans que nous puissions compenser par le développement d'activités de services en raison de retards structurels (sous administration, sous équipement, enclavement, solvabilité des ménages...), et les disparités avec les autres sous ensembles régionaux se sont accentuées.
A partir de ce constat, l'enjeu pour notre territoire est double :
- se qualifier, par la mise à niveau de notre offre en matière d'accessibilité, de services publics, d'attractivité résidentielle et d'accueil de nouveaux investisseurs.
- être compétitif, en jouant sur nos singularités et nos atouts dans le domaine économique, culturel et environnemental.
Les élus et l'ensemble des acteurs locaux ont traduit cette exigence à travers le Projet d'Agglomération, adopté à l'unanimité par le Conseil Communautaire le 18 décembre 2003, et un plan pluriannuel d'investissements finalisé en 2006.
Ces documents qui définissent nos orientations stratégiques et opérationnelles en matière de développement local, mettent en exergue l'impérieuse nécessité pour notre territoire d'assurer,
- une remise à niveau au titre des équipements publics et des infrastructures (ferroviaires, routières..),
- la résorption des stigmates de la désindustrialisation (requalification urbaines..)
- et un investissement massif sur le plan des ressources humaines (formation, culture...).
Eu égard à l'acuité de cette situation, nous regrettons amèrement que notre territoire ait été écarté, pour la période 2007-2013, du bénéfice des fonds structurels européens attachés à l'objectif « convergence » ; il est à craindre que le retard constaté aujourd'hui ne se transforme en véritable fracture économique et sociale, tant à l'échelle régionale que transfrontalière.
Aussi, à l'aube des négociations qui doivent s'engager entre l'Etat, le Conseil régional d'une part et les territoires d'autre part, au titre du futur Contrat de Projet, nous demandons que la spécificité et l'ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontées soient réellement prises en considération.
En premier lieu, nous demandons donc solennellement, comme préalable à toute autre mesure contractuelle dont nous pourrions être bénéficiaires, que
des moyens financiers suffisants soient alloués :
- pour la mise à 2 fois 2 voies de la RN2, et notamment la liaison Maubeuge/Mons et Maubeuge/Charleroi, nous permettant ainsi d'assurer la jonction avec le réseau national et européen.
Cet engagement, à la hauteur des enjeux précités, répond à nos yeux au strict respect du principe républicain de solidarité et d'équité territoriales. Cette mesure indispensable de rattrapage en matière d'infrastructures routières, permettrait enfin à la Sambre de ne plus détenir ce triste record, d'être en France, la seule agglomération de plus de 100 000 habitants non reliée à un réseau autoroutier.
Nous pensons par ailleurs que ce projet est une alternative crédible et intelligente au dossier de l'A 24.
- pour la réalisation du projet ferroviaire TERGV, adopté dans le cadre du Schéma régional des Transports.
Au titre des « 14 grands projets régionaux» retenus par les pouvoirs publics, nous sollicitons la prise en considération pour notre territoire des projets suivants :
- Renforcement du pôle universitaire de Maubeuge, avec le développement de la visualisation mathématique (Cité de la Géométrie)
- La déclinaison du pôle de compétitivité I TRANS, notamment sur le volet « maintenance des équipements ferroviaires »
- La gestion économe de l'espace et conservation de la biodiversité, à travers notre démarche « trame verte et plan Paysage » et le projet de préservation de la biodiversité du parc animalier de Maubeuge
- La restructuration urbaine avec le traitement du cœur de vallée (sites du Gazomètre et de l'Espérance) et des pôles d'échanges (quartiers de la Gare de Maubeuge/Jeumont/Aulnoye)
- le soutien aux initiatives touchant la création d'entreprises et l'insertion sociale et professionnelle, à travers, notamment, le dispositif « Maison de l'Emploi »
Au titre du volet territorial, le cofinancement des projets suivants
1) Aménagement de 100 hectares de zones d'activités, dont zone du Strondeau et de la Salmagne
2) Pôle de compétence « Mécanique »
3) Projet Vélo routes/voies vertes
4) Complexe aquatique
5) Viavil (site propre)
6) Plan TIC
Pour le financement de ces dossiers, nous demandons que l'enveloppe spéciale attribuée par la commission européenne aux trois arrondissements éligibles à l'ex « Objectif 1 », nous soit affectée au deux tiers, sur la base des critères européens, puisque notre arrondissement n'atteint que 63% du Produit Intérieur Brut moyen des 25 états membres.
Au titre de cette enveloppe, nous réclamons un abondement complémentaire et équivalent de l'Etat, d'un montant de 70 M€, soit 140 M€ au total.
On l'a vu dans un article précédent, l'année 2006 est l'année limite pour que les intercommunalités définissent l'étendue de leurs compétences.
Voici le calendrier présenté à la conférence des maires de l'agglo le 15/06/06
Vous trouverez le détail des décisions en matière de compétences proposées au conseil d'agglo du 7 juillet 2006 dans notre rubrique documentation
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